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Il y a deux ans j'écrivais.
Coeur en pavés froids. Rues mouillées. Dédales stuprés. Chimère amère en ciel d'Octobre. Souvenir d'cette lune sur coton tige, couverture de feuilles. Dorées, rougies par la saison. Souvenirs d'ces histoires fantasques et fantasmes. C'es histoires auxquelles je croyais pas. Auxquelles j'aurais voulu un lever de jour. Depuis, le cadavre de bois. Depuis, depuis tujours, depuis ces dernières heures de 26 Octobre... Et la neige y a fondue, fleurs et grains de sable y sont passés. Il y eut même ces jours de Mai. Les corps qui s'offrent sans résistance aucune. L'esprit ailleurs, presque offert à un autre. Un autre que l'on attend encore, sans savoir si, sans savoir pourquoi, ni comment... Depuis: les jours, les nuits. Le temps et sa cohorte de minutes envolées, avortées, les yeux déjà de l'autre côté de la fenêtre. Quand on s'imagine voir le temps filer au dehors d'un train.
Quelques mots posés ça et là. Mots à maux. Jeu bien trop facile. Je bien trop seul. Quand la plage devient mirage. Promesse non tenue des matins de vin? Un jour où l'on double la caravane...
J'eu ma nuit au macadam heureux. A l'aube trop pressée. Mes journées de sombres romances, de plaisantes nostalgies.
Le corps abîmé par ces souvenirs d'heures prématurées. Heureusemet y'a la môme qui reste à l'intérieur. Qui valse toujours. Vers le prochain? Prochain aurevoir? L'alcool lui tourne la tête et le coeur. Elle espère du fond de mes yeux bleus. D'enfin atteindre la mer. Le garçon qui s'y promène, le sable chargé de grand espoirs, d'une nuit autour dun feu, de mains et de corps qui s'emmèlent. Quelque chose qui prend l'esprit et gagne la folie. Elle n'attend rien d'autre. Que des éclats et des cris. Rien d'autre. Que du silence et du bruit. Il pleut. Sur mes histoires incertaines. De quoi s'y enterrer là. Pendant que sonnent les heures de démence. La musique des fous. Les autistes masqués. Perdue parmis la foule. Qui tourne, tourne, tourne et retourne. Tous ces visages. Pas un étranger familié... Et la cohue! AU SOL. Tomber. Arracher les pavés. Espérant le sable jusque dans les yeux d'espérée. N'y voir que des remords? Non tout est là, hurlant encore. La plage...
Le coeur en marée basse. Le bond de la houle en moins. Le désespoir tenace que l'on se croit. Que je me crois. Les joues noircies poétiques traces de rimel, larmes hypothétiques. Névrosée, démence psychanalitique de celle qui espère encore de tes vagues à mon âme...Songer à quelques bulles envolées. Car on est bien loin de l'océan... S'oublier en cadence. Se perdre aux jours d'absences. Se mîmer la réalité autre. Il n'y a pas de vérités. Juste l'âme en dormeur de Val, écoutant pleurer le Léthée.
Aujourd'hui je vis!
Photo: miniature_desaster