[ 123 ] BB Brunes.

.


Ecrire c'est exister parmi les autres.



Le 22.04.07

.

# Posté le dimanche 22 avril 2007 07:04

Modifié le vendredi 18 janvier 2008 04:17

[ 122 ] The Doors.

[ 122 ] The Doors.
.


Amertume face à l'océan infini: trop grand, trop vaste. Et ces lointains rivages innaccessibles... Je n'arrives plus qu'à me représenter ce que je n'ai pas. Ce que je voudrais et qui me ramène sans arrêt au passé, ses échecs, ce goût âpre qui reste au coeur et done la nausée. Je me voudrais naufragée, qu'on puisse me secourir. Je me voudrais éxilée, qu'on vienne me découvrir. Tout en moi crie "Adieu l'errance!" Déambuler dans ces rues l'âme en peine, l'esprit tourné vers des lendemains improbables, voulant cacher le vide mais le porter en étandart, presque fièrement. Où vais-je? Tout n'est que tâtonnements et bafouillages alors que je me voudrais poète, fille de mer, et de ceux qui manient la vie les yeux fermés et la confiance en l'avenir flottant au vent. Je rêve de courses vaganbondes, de chemins fortuits en cet ailleurs qu'il me reste à découvrir. Quand cela viendra t'il? Les réponses m'exaspèrent, je ne suis qu'une fille à questions. Je voudrais raconter et je ne sais plus. Je voudrais construire mes espoirs et les ancrer dans la réalité. Je ne suis bonne qu'à les laisser se consummer sous mes yeux désolés. Je me nourris de mes propres fantômes. Un garçon lune que j'espère noyer parmi ces vagues poétiques, dans cette houle que je m'invente amour, qui comme toujours ne sera que chimère! Je me fais rire de tant de naiveté. Toutes ces choses chères à mon coeur et qui pourtant me donnent froid le soir parfois...


Le 19.04.07
Photo d'une jeune fille talentueuse que je suis heureuse d'apprendre à connaitre.



.

# Posté le jeudi 19 avril 2007 15:25

Modifié le vendredi 18 janvier 2008 04:19

[ 121 ] Supergrasse - We are young.

.


Le truc le plus difficile, c'est souvent de différencier l'être d'une personne de ce qu'elle croit être.


Le 14.04.07


.

# Posté le samedi 14 avril 2007 13:49

Modifié le vendredi 18 janvier 2008 04:19

[ 118 ] Supreme ntm.

[ 118 ] Supreme ntm.
.


Parfois j'aimerais bien être autre. Ailleurs. Hors temps. Juste.


Le 21.03.07

.

# Posté le mercredi 21 mars 2007 14:48

Modifié le vendredi 18 janvier 2008 04:21

[ 117 ] Kaolin (Calme. Lilla Huset.)

.


Je revois ce concert. Oh oui, je m'abreuve des notes de ce dernier morceau. Comme l'offre d'un voyage au loin, d'un ailleurs, d'un oubli possible. Mais on n'oublie jamais vraiment ce passé ancré si profondémment en nous. On vit avec cette nostalgie au creux du corps et c'est de ce temps perdu que je nourrie mon évasion, quand la nuit me semble trop noire, le monde trop immense. Un rien me ramène à ces jours d'autmone, aux feuilles rougies par la saison, à ce lampadaire si rond, si brillant qu'on aurait dit la lune dans un arbre... Ces notes mélancoliques, lui amoureux fou de sa musique, vibrant avec les cordes de sa guitare, cette lumière d'iréel, de jamais atteint. Ce soir là encore me rappelle étrangement autrefois. Autour de moi les cris, les corps se heurtant, dansant leur liesse. Et pourtant rien de tout cela ne pouvait exister en cet instant précis. Il n'y avait que moi et lui, lui me ramenant a ce souvenir de toi. Rien d'autre au monde que cela... Le temps aurait pu s'arrêter, aurait dû.... Et les yeux perdus, je contemplais cela: cet homme faisant l'amour a sa guitare. Et au travers lui: ce qui avait été, ce qui n'est plus, ce que je n'ai jamais oublié, ce que je m'invente. Et alors le tempo s'accélère. Les notes se déversent en une cascade de sentiments, se déversent comme un besoin et une nécessité, se déversent et se jettent dans le néant de l'instant. Tout est perdu et pourtant, toujours j'y reviens. Et alors que je marchais seule, pensant ces mots là - ces mots que j'aurais voulu écrire plus beaux, auxquels j'aurais voulu réussir à vraiment coller cette détresse que je porte en moi - alors même que j'avancais en pensant à ces mots tu es apparu, tu étais la devant moi. Telle est ma douleur. Elle réside en cette impossiblité de passer aux adieux, de fuir ta présence, cette présence qui toujours finis par s'imposer et me rapelle ce feu qu'autrefois tu as allumé en moi. Cela fait longtemps qu'il n'a été attisé, mais c'est là, au creux de mon corps et de mes souvenirs. Comment y renoncer? C'était hier. Je le voudrais demain. Et puis leur voix se mèlent, je ne peux comprendre les mots, mais ils me parraissent monter au ciel comme une prière. La musique se fait tragique, brisée, une déchirure. Un point de non-retour: se complère dans l'autrefois que l'on se raconte. Les névroses nocturnes.


Le 07.03.07



.

# Posté le mercredi 07 mars 2007 09:57

Modifié le vendredi 18 janvier 2008 04:22